Improvisée
En arriver à griffonner en cours tellement les mots débordent, avant de m’endormir lamentablement sur mon carnet de notes. Je n’y peux rien, si ça n’était pas bon. Et puis besoin de sommeil, sans doute.
On improvise toujours. Un thème, autant d’acteurs qui nous
entourent, un jonglage permanent entre le réel et l’interprétation ; une
improvisation déroulée sur le fil, sans pause jusqu’à ce qu’elle se termine,
qui tremble un peu, avec ses portions plus sûres et les plus hésitantes.
Pourquoi je n’aurais pas des ballons rouges moi, des ballons pour dire stop ou
encore à une improvocation sans queue ni tête. Dire ‘encore’ c’est doux et
souvent bien plus que ça, encore, encore, et c’est comme une incantation pour
poursuivre un peu, voyager plus loin jusqu’aux confins de l’instant ; dire
‘stop’ c’est toujours moins facile, de cesser, de crier que ça n’est plus
possible, de rompre le rythme pour en imposer un autre, à soi.
Ce n’est pas parce que
personne ne te comprend que tu es forcément un artiste.
Une fois qu’on accepte l’idée que l’univers est constitué de rien
qui se transforme en quelque chose,
porter des rayures devient facile.*
Ecrit par Perfect-plank, le Lundi 1 Décembre 2008, 20:54 dans la rubrique Actualités.
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