Découvrez Absynthe Minded!
Ne pas oublier :
Maillot de bain
Appareil photo + chargeur
Pilules
Bolasses
Balles contact
Chargeur de portable
Ordi/batterie/alim
Bouquins pour mémoire
Carte grise
Couper gaz et élec + ouvrir frigo
Mettre vélo à l’intérieur avec sa clé
(Lunettes)
Ranger, trier, empaqueter, lister, nettoyer… Encore un départ. Partir avec mon passeport, on ne sait jamais, pourquoi pas. Réfléchir aux livres à prendre pour ce mémoire, aussi. Deux mois c’est long mais c’est court à la fois, quand on sait tout ce que j’y trame. Jeter un œil à cet agenda des festivals, me dire que j’y passerais bien un moment… Savoir que je vais passer à Genève, que je vais peut être travailler ici en aout, les week ends sur les marchés, que ça laisse peu de temps entre les allers et retours d’ici à là en passant par ailleurs.
Voir que les choses se téléscopent et c’est tant mieux, sans doute ; ce démontage et puis le reste, cette fois c’est bel et bien terminé quand les bonjour ne trouvent plus d’écho.
Prévoir de revoir les amis d’il y a longtemps, noter l’agenda des soirées prévues et imprévues, surtout laisser place au hasard malgré tout. Réfléchir un peu à cet avenir tout proche en me disant que de toute manière on s’en fout ce soir c’est Morcheeba et puis ; demain la route, il me faut du Tino Rossi...
Partir, fuir encore sans doute, les histoires à peine ébauchées
et les espoirs à dérusher. Savoir que le film de ces derniers mois défilera au
rythme des kilomètres avalés, parce que. Il y a ce que tu commences sans t’engager
avec trop d’insouciance, tu pensais que ça n’était qu’un jeu mais ça n’en était
pas pour eux ; tu les as dit les « je crois que ça ne va pas être
possible », tu les as bien trop entendus sortir de ta bouche, t’en veux
plus, t’en peux plus, tu voudrais juste t’abandonner et baisser ta garde, pour
une fois, te laisser aller sans y réfléchir, juste être bercée, pourquoi pas
par Joséphine, parce que Scrubs c’est quand même pas si mal. Et puis il y a son
Australie et quantité d’australiennes, alors bon, autant qu’il en profite. C’est
son voyage après tout.
Et ces deux mois, c’est le tien. Ton propre voyage, libre et éphémère, sans attache. Pressée qu’il commence et pourtant à peine envie de quitter ici, parce qu’ici c’est ton seul repère. Qui t’attendra à bras ouverts quand tu reviendras t’y réfugier comme une bête blessée. Ou quand tu rentreras, simplement, après un été riche de partage.
Se dire simplement, simplement : « waw ». Percus, jongle, lac, rencontres improbables, et du son, du bon son… Merci, merci encore, à vous tous. C’est juste énorme. Une maison du bonheur, une auberge espagnole où le rêve brille dans tous les yeux ; simple, convivial, spontané, vrai. Bon. Scotchant, l’un de ces endroits d’où l’on ne part pas, qu’on ne peut pas quitter – on en emmène un morceau avec soi ou bien on y reste réellement. L’évidence ne peut être que là, il n’en existe pas d’autre que d’être là à ce moment là avec ces personnes là.
Peut être oui, ola on se la pète. Le bonheur d’en profiter, d’avoir eu cette chance, d’avoir croisé les bonnes personnes au bon moment. Mais le bonheur exaspère et s’il s’affiche il n’en est que plus insupportable.
Penser ce hors temps improbable. Ces petits riens, que voulez vous. La vie qui commence ici, sans doute. Et ça n’est vraiment qu’un début. Prends soin de toi, prenez soin de vous, profitez de vos voyages – bien que vous partiez sous d’autres latitudes, n’oubliez pas ce qui existe ici ; nous sommes prêts à tout, ensemble.
Se remettre à ses abandons ; réapprendre, réinventer, forte d’une énergie nouvelle.
Réentendre Ben Harper et penser, mais
que voulez vous je n’y peux rien si je craque toujours. Me demander si, peut
être que ça n’est pas le bon moment pour ça, parce que. Et alors ? Lui
dire. Vivre.
Se saouler de vivre.
Changer les draps. Ouvrir en grand ; les fenêtres, les portes, l’esprit... Avoir discuté avec lui. Avec calme, posément, sereinement. Oui, c’était différent parce qu’on avait décidé de ne rien construire. Et étrangement j’y ai pris goût, on dirait. Ne rien construire ; en tous les cas ne pas aller contre. Il me dit mais c’est quoi ton sens, c’est quoi ta direction, contre quoi tu ne veux pas que tes relations aillent… Je ne veux surtout pas qu’elles aillent contre mon projet de vie ; je ne veux surtout pas qu’elles m’empêchent de me construire en tant qu’individu à part entière, je ne veux surtout pas suivre quelqu’un mais qu’on s’accompagne mutuellement pour un bout, sinon plus.
Et je crois, finalement, qu’évidemment notre projet est un projet d’utopistes ; un idéal nourri de notre conviction de pouvoir, peut être, changer quelque chose. Changer quoi ? La manière de vivre ? Il me semble que de manière moins prétentieuse, simplement faire changer de regard ; montrer qu’il est possible de faire autrement, de vivre autrement, de consommer autrement, de concevoir autrement également. Que notre rôle d’archi à l’heure actuelle est à la fois social et spatial, et que c’est justement à la croisée de ces deux préoccupations que peuvent naître ce genre de folies ; qu’il n’appartient qu’à nous de proposer de vrais espaces d’échanges où l’enjeu n’est pas formel mais bien de l’ordre de la rencontre – puisqu’on se souvient des lieux auxquels on attache des souvenirs, rien d’autre… Qu’en dépassant ou en se faisant dépasser par le cadre politique c’est également un positionnement clair que nous adoptons, sinon contre, du moins : autre.
Si le processus passe par le flou et que c’est bien cela qui m’a déstabilisée – effrayée flippée désordonnée démotivée déroutée désarçonnée - j’ai enfin saisi la nécessité de ces moments de latence, de maturation, de… réflexion. La nécessité de prendre le temps et de faire avec, de voir venir et d’improviser à partir de. Jongler avec l’ensemble, trouver l’équilibre et puis ; si c’est le projet qui nous pousse ou nous qui le poussons, peu importe finalement, sans doute que c’est alternativement l’un puis l’autre… Voila sans doute quelques unes des raisons pour lesquelles je suis encore là, auxquelles il faut bien évidemment ajouter l’envie débordante de partager ce type d’expérience avec, parfois, des inconnus. Faire un pari, se risquer parce qu’on croit que ça en vaut la peine, qu’on a des choses à faire partager ; cesser de croire que maquettes concept et principes spatiaux feront tout, bien que l’espace soit évidemment une priorité. Agir et apprendre par l’expérience, réinventer l’empirisme, croire surtout au faire ensemble, au croire ensemble, au vivre ensemble ; malgré tout.
Se dire c’était sympa mais. Mais. Mais quoi ? Mais t’es réveillée, t’es en plein jour, et. Et ça ne va pas le faire, parce qu’il te laisse les cartes en mains ; que c’est toi le maitre du jeu, et que t’as pas envie de ça. T’as presque envie qu’on te balade, qu’on te laisse approcher et puis rien. T’as envie qu’on te rende dingue. T’as envie de courir, bien que tu te sois entendu dire « tu sais jsuis pas le genre de nana qui court alors… ». Non, t’es peut être pas le genre de nana qui court, mais t’aimerais que ça change ; c’est trop facile, tu claques des doigts et. Et tu ne veux pas ça… Le problème c’est que t’as du mal à dire non, à dire laisse tomber tu m’intéresses pas, parce qu’évidemment ils sont intéressants. Mais comme si je leur faisais boire un breuvage étrange ils ne sont déjà plus que tout à moi, comme si je devenais un centre du monde ou je ne sais.
Je veux qu’on me rende folle, je veux crever d’amour, je veux sentir cet absolu là… Je veux en chier un peu, aimer à en perdre la raison, à en perdre l’équilibre, à ne plus savoir. Je veux me perdre en amour, me diluer en sentiments fous,…
Alors quoi ? Le voir, lui annoncer écoute ça va vraiment pas être possible, j’en suis pas là dans ma vie, j’en suis pas là et jsuis vraiment pas stable, jt’aime bien mais… Mais j’ai pas envie de me poser suffisamment pour être avec quelqu’un qui bosse, jsaisirai trop ma liberté pour ne pas te faire souffrir, parce que tu ne passeras jamais devant. Lui dire t’es là à bosser dans ton agence, lui dire moi c’est pas comme ça que je la vois la vie d’archi, ne me parle même pas d’agence, ouais tu bosses sur des gros projets et t’es bon dans ce que tu fais, oui, je sais ça, oui tu es même vraiment bon, mais moi c’est pas ça que je veux. Je veux de l’utopie et de l’idéal, jvais sans doute en chier mais au moins je serai en accord avec ma propre éthique… mais il vaut mieux tout de suite non ?…
Cette
fête de la musique dont je n’ai pas profité. Merci papa.
Les
choses se tassent et s’entassent enfin, et n’attendent plus que d’être remisées
quelque part ; une belle journée au lac, et puis ce midi notre dernière
réunion, et après ? Et après. Un brin de nostalgie tout de même, mais
c’est sans doute mieux comme ça. Et il y aura cette publication, dans laquelle
nous serons réunis pour encore un bon bout. Figés par les mots, imprimés,
publiés ; un rêve également que je touche du bout des doigts.
Et
après. Et après il y a les vacances. Les festivals. Le hamac, le camping
sauvage, l’impro, les fruits le sport les grasses mat’ l’océan le soleil et les
fiestas. Le mémoire à rédiger. La date de soutenance à fixer… T’es presque
impatiente de t’y atteler, d’écrire pour et non d’écrire pour que les mots
résonnent ce qui t’anime.
Et
puis il y a eu aussi ce concert de clôture et toutes les émotions ; L. qui
était là, ce moment intense avec lui, sa surprise de me voir travailler
là-dessus ; j’étais tellement heureuse de l’avoir surpris au tournant…
Depuis le temps… Deux ans, deux ans sans nouvelles, deux ans sans rien. Oui,
intense. Et puis il y a eu aussi ça et ça et ça, et ça également, en tous les
cas je volais d’un sourire à l’autre, rassurée, sereine, une bonne gorgée de
plaisir…
Se laisser emporter se faire retourner tout ça n’était pourtant que des mots. Et puis un mot après l’autre leurs univers et loin ils m’emmènent et je ne suis plus vraiment ici mais quelque part entre conjugaison et syntaxe, entre virtuel et symphonique. JE me sens toute petite et toute petite je parle pourtant d’un grand jeu mais ce je n’a rien d’exceptionnel croyez m’en… Mon premier slam sans doute et puis les étincelles les papillons et le frisson sur la peau ; empotée, empâtée et sans plus d’empathie, déroutée frémissante, désordonnée patente. Et je ne sais plus qu’en dire puisqu’ils ont tout dit, je ne saurai que m’incliner et saluer le talent d’autant d’humilité mêlé. Merci
Une soirée chez toi. Faire la cuisine. Y mettre les deux mains. Trouver ça… bon. T’allumer une chicha, avec un petit thé marocain. Ecouter Jack Johnson. Réfléchir. A ce que tu as écrit, à ce que tu as dit, à ce que tu as fait. Il parait que tu lui as carrément gerbé dessus. Bravo ma fille, la grande classe – au moins t’es sûre qu’il n’y reviendra pas, celui-ci. Et puis ça te fera un bon « j’ai déjà » quand tu joueras. C’est toi qui es à gerber pourtant. Désolée mon gars.
Le tabac. Oui évidemment ça détend. Ca détache ? Ca t’oublie, ça te diffracte. Tu te sens comme une bruine d’été, pas comme cette pluie insoutenable qui bat les pavés depuis des jours. Tu profites de ce calme qui te gagne dans le même temps que la fumée fait son chemin de ta bouche à tes poumons, pour passer dans ton sang et parvenir jusqu’à tes neurones. Tu prends le temps d’apprécier. C’est sans doute mauvais pour ta gorge tout ça, mais tu t’en fous ; c’est juste bon.
Tu vois son disque dur sur ton bureau, t’as toujours pas regardé ses films. Peut être que t’espères un bon moment pour ça. Que t’espères le moment où tu parviendras à te caler seule pour mater délibérément un film et pas des conneries à la télé. Tu vois la BD posée pas loin ; tu repenses à ce diner d’hier, tu te dis que tu as joué franc jeu avec lui pourtant, mais. Mais tu lui plais c’est indéniable, alors que toi tu voulais juste un vrai pote. Il t’a dit que tu entretenais toujours malgré toi un rapport de séduction. Que tu étais discrète et distante et pourtant. Que ta spontanéité. Déroutante, déstabilisante, troublante.
Toi tu voulais juste un vrai pote. T’aurais voulu qu’il te parle d’elle pendant des heures parce que c’est beau d’écouter un homme qui aime. T’aurais voulu qu’il te parle de ses toiles et de ses mots, t’aurais voulu qu’aucun d’entre eux ne te soit destiné. T’aurais voulu pouvoir parler de tout et de rien, t’aurais voulu qu’il puisse te serrer dans ses bras sans que rien n’ait d’équivoque, sans ambiguïté. Raté.
A croire que t’es pas faite pour avoir un ami mais seulement un amant. Que tu n’es pas capable de ce genre de relation avec un homme. Alors que si, avant tu as eu des amis, de vrais amis. Perdus de vue, un peu. Des amis qui te disaient « je t’aime » tant ces relations étaient fortes entre vous… (?)
Tu n’as pas sommeil. Envie d’écrire, mais. Tu te sens vide quand t’as personne à aimer, personne à rêver, personne à idéaliser. Tu repenses à ceux qui ont traversé ta vie. Tu t’imagines ce qu’elle aurait été si seulement ton prince était toujours en vie. Peut être que tu n’aurais pas cette sensation de manque perpétuel, comme si il était parti avec un morceau de toi. Peut être que. Mais. Mais t’es toujours là toi ; t’es toujours là et tu t’es promis de vivre pour vous deux. De vivre avec le manque, de vivre avec cette absence là qui ne trouvera jamais de résolution.
Tu divagues entre deux portes, tu t’éloignes et tu t’éphémères. Ouais t’en as lu des Grand secret, t’as lu aussi La fin des temps et pourtant t’en sais pas plus sur l’avenir. C’est un pari. Un pari sur toi-même, un pari oui. Quitte ou double ? Tu leur enverras des ballons avec une adresse improbable, ils te les ramèneront ou en souriront en l’oubliant.
T’aimerais bien être le bonhomme pain d’épice et qu’on te croque un morceau. T’as envie qu’on te dévore toute crue, te risquer nue sous leurs bouches avides ; frémir à l’idée de ne pas en ressortir sans y laisser des plumes.
Donner corps à tes rêves ; modeler tes fantasmes et les laisser naitre sous tes doigts, sous tes yeux qu’ils prennent naissance.
Recevoir un sms d’un oublié. D’un perdu de vue qui a fait sa vie loin d’ici, loin de ce que vous avez pu être. Il est loin le temps de sa première fois, mais c’était toi. Visiblement il t’a toujours dans un coin de mémoire.
Dans un an tu seras architecte. Ca fait rêver non ? Non. Non moi non plus ça me transporte pas. Pourtant j’aime ce que je fais, j’aime ce que ça me permet de devenir si je m’en donne les moyens, si j’en ai le courage. Mais j’ai pas de couilles moi. Je flippe à fond. Je les vois passer leurs diplômes. Un quart d’heure. Un quart d’heure pour achever pas mal d’années d’études, un quart d’heure pour faire tes adieux, un quart d’heure pour. Un quart d’heure.
Il parait que ça n’est qu’un début. Et ça n’est réellement que ça, le début. Le début de toi-même, le début de tes choix, le début. Une porte que t’as choisi d’ouvrir parmi tellement d’autres. Mais t’en es sûre, de celle là ; sûre à cent pour sang, sûre d’être en ébullition rien qu’à l’idée de franchir le pas. Même si tu crèves de trouille.
Evidemment quand son
regard bleu et fatigué se pose sur moi j’aimerais comme avant me coller contre
son dos et tendrement lui masser la nuque. Evidemment j’aimerais encore, j’aimerais
toujours ; cet apaisement qui me gagne moi aussi et que j’aime partager.
Mais ça n’aurait plus de sens. Parce que tout est plus simple maintenant que
ces questions se sont effacées entre nous. Mais c’est le souvenir, ce traitre,
qui m’attend toujours au contour ; sonner chez lui, il m’ouvre et puis je
me dis qu’il manque quelque chose, oui, il manque ce regard ou ce baiser, il
manque cette sensation que c’est un peu chez moi… Il te dit ressers toi si tu
veux, tu regardes autour, rien n’a changé, tiens il doit héberger quelqu’un en
ce moment, ya une couette sur l’autre matelas.
Oui. Finalement il avait
raison, vous vous en sortez mieux chacun tout seul, mais t’aimerais quand même
te retrouver dans la facilité de ses bras – ne plus t’engager à rien sinon à
être parfois là, et malgré tout tu le (vous) connais suffisamment pour savoir
que ça ne marchera jamais comme ça. Pourtant tu penses le savoir ; le
désir persiste entre vous. T’es là à te noyer dans d’autres caresses, t’as
juste envie d’un autre qui saurait vivre au même rythme, mais avant même qu’ils
ne te touchent tu sais déjà que ça ne sera jamais plus ; tu leur dis méfie
toi, je ne suis pas quelqu’un de bien, tu leur dis méfie toi et surtout ne
ressens rien pour moi parce que là c’est moi qui vais te faire souffrir ;
tu leur dis je ne mérite pas qu’on se batte pour moi, éloigne toi… T’as ces
gens qui gravitent autour de toi, attendant que tu te tournes vers eux ; y’a
le passé qui resurgit, bien que tu saches mieux le gérer maintenant, et puis y’a
l’avenir que t’aimerais… Surtout le présent qui t’anime.
Tu vas bien, tu vas même
mieux que ça. Plus qu’à apprendre à cesser de chercher dans leur(s) intérêt(s)
cette confiance qui te manque, plus qu’à apprendre. Plus qu’à réapprendre à
marcher sans qu’on te tienne la main, t’as plus besoin de béquille ma grande. Oui.
C’est grisant. T’as décidé d’arrêter de déconner, d’arrêter surtout de rentrer
chez n’importe qui passer la nuit et de te réveiller près d’un inconnu, t’as
décidé que tu ne voulais pas devenir ce que ce connard te chuchotait il y a
déjà bien des années. Et c’est bon. De sentir que t’es en devenir ; que tu
ne vis plus dans ce passé là mais bien ici et maintenant.
T’as plein de projets ;
surtout le projet de passer ces deux mois seule, au gré des rencontres. D’aller
ici et là. Oui, seule ; te renvoyer à toi-même, à ta propre liberté, à ta
seule initiative. Seule pour enfin te dire que t’as pas besoin d’être
accompagnée pour te sentir exister. Que tu n’as pas à vivre par procuration. Que
t’as enfin réussi à passer au-delà de toute cette merde, et que tu veux vivre
enfin, simplement.
Le voir. La coco qui se trace, et les rires un peu trop faciles. Prends soin de toi, quand même.
