Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Session
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

Calendrier
Janvier 2012
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     
Remonter le temps
Dimanche (22/01/12)
Un je qui n'existe pas.

Les mots me manquent. L’écrit me manque. Je vais de découvertes en découvertes depuis des jours et la seule trace que j’en garderai, c’est l’empreinte inévitable sur ‘moi’, sur qui je suis et qui j’ai envie d’être.

J’essaie, je m’ouvre, je libère tous mes récepteurs, dégage mes antennes. J’ai l’impression d’éclore.

Il me dit tu t’écoutes trop, et rien que cette phrase me parait insensée. Qui est « tu » et qui est « t’ », quand il n’y a plus qu’être… ?


Et malgré tout j’écris je quinze fois par phrase. Toutes ces pages, ici, sont remplies d’un je qui n’existe pas. 

 

Au-delà, il y a le bonheur, simple. Quand on me demande comment je vais, je ne sais pas répondre. Je vais bien, au-delà de bien, je vais mieux ; j’ai la sensation d’éclore et parfois, de baigner complètement dans la lumière. Peut être que ça aussi, ça n’est qu’une illusion. Mais je ne peux pas douter de cette paix, bien que quelqu’un en moi soit capable d’observer et de dire « je suis en paix » ; un jour l’observateur disparaitra, quand il sera temps, et il n’y aura plus que cette lumière et cette paix.

 

Forte de la certitude d’avoir mené jusque là une vie d’illusion, la vie d’un je qui n’existe pas, je me suis prise à essayer de revenir à mon ancienne vie. Séduire et puis, tenter une relation. Ouvrir ma porte et dire je suis toute à toi, toute entière, prends moi si c’est ce que tu veux. Et puis rien. C’est impossible.

Rien ne sera plus jamais comme avant. Et c’est pour le meilleur, j’en suis certaine.


J’ai pas mal de ménage à faire. Dans mes mille vies, celles dont je me suis longtemps plainte de porter le poids. Il y a beaucoup à faire, beaucoup à laisser s’éloigner. J’ai peur qu’il me quitte. Que son souvenir disparaisse, qu’il m’abandonne à nouveau. Je ne veux pas qu’on le chasse, je ne me sens pas prête à le laisser partir, à devoir lui dire au revoir à nouveau. C’est cette blessure que je dois parvenir à accepter, à laisser partir. Celle-là, et le reste suivra. Chaque chose en son temps.

  

Un jour, je saurai te parler. Je trouverai les mots pour dire tout ce qui se passe en moi maintenant, la grandeur des changements qui s’opèrent et tout l’amour que je découvre, comme un puits sans fonds au creux de mon ventre, là où je tiens l’équilibre. 

C’est certain, un jour je parlerai comme j’écris. Mais il n’est pas encore temps : aujourd’hui ça n’est qu’à moi que ça s’adresse.

 
Ecrit par Perfect-plank, a 17:15 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Mercredi (04/01/12)
A la bonne année.

Y’a trois heures qui m’ont filé le sourire, comme un bonheur retrouvé. Et puis la nuit, les rêves remplis de violence, encore, toute cette violence non dite, toute cette violence… comme si il fallait qu’elle se passe, malgré tout, même si ça n’était que dans ma tête, tout ça, au point d’en arriver à croire que c’est moi qui la provoque, qui la désire presque… Le réveil et le corps comme roué de coups, toute cette violence qui se bat à l’intérieur de moi… C’est dur, de retrouver le calme. De revenir à la paix, de retrouver un équilibre encore instable, qu’on ne trouve qu’à tâtons. 

Ta venue ravive des souvenirs, tu vois, à cet instant-là la seule chose qui me soit venue à l’esprit c’est que je t’ai aimé, que je t’ai tellement aimé. J’sais pas bien où tu en es, ce que tu fais, ta petite amoureuse. Je me demande encore si le désir sera toujours présent, malgré (ou à cause de) nos respectives capacités - plutôt développées - à nous agacer. J’ai même pas envie de ça ; juste de te voir, de te serrer dans mes bras, de parler un peu. Tu vois, faire l’amour à un souvenir, c’est une jolie manière de poursuivre au-delà de lui.


J’ai commencé à écrire des tas de trucs plus ou moins décousus, et puis j’me suis dit que tout ça, ça n’avait pas de sens. Ecrire des trucs du genre :

« 2011 s’achève et mes 24 ans s’achèvent avec elle ; ce ne sont pas les années qui m’effraient, c’est ce que je suis capable d’en faire. »

« C’est comme sentir qu’on s’élève et d’un coup se fracasser sur le bitume. »

« Je me rends compte que tu ne sais absolument rien de moi, après toutes ces années. »

« Y’avait tellement de bonheur et tellement d’amour dans ce moment là que j’ai senti mon cœur sur le point d’exploser. »

« Tu sais j’sens juste que c’est un grand bordel, que tout est sens dessus dessous ; j’voudrais tellement éviter de blesser qui que ce soit. »

 

Et puis j’ai relu un passage dans un bouquin, un passage à la fois tellement beau et qui fait beaucoup trop écho à mon histoire, et si je me suis reconnue dans ces mots, j’ai aussi senti que je commençais à les dépasser. A aller au-delà. Comme si j’avais grandi, un peu, beaucoup, peut être. J’me sens plus aussi vide, j’ai plus besoin qu’on me tienne la main, j’ai plus besoin des caresses d’inconnus sur ma peau pour me sentir ancrée à la vie, pour chasser mes fantômes.

J’me lève les matins et quand je prends conscience de ma première respiration, de l’air qui circule dans mes poumons, de cette machine complexe de mon propre corps qui s’éveille je ne peux pas m’empêcher de sourire. A chaque pas que je fais vers cette paix, je sens que le chemin est encore un peu plus long ; mais à chaque pas, je me sens aussi à la fois plus légère et plus de poids, plus riche et plus émerveillée de l’instant.

 

 

Ecrit par Perfect-plank, a 23:45 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Lundi (28/11/11)
DLC - bis

Y'avait le doux dans les sourires, et la DLC déjà fixée.

Je n'ai besoin de rien d'autre.

Ecrit par Perfect-plank, a 20:09 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Sauf. Sauf la colère.

J’lui ai dit mais là t’es ici, et maintenant. T’es ici et maintenant, et tu te prends trop la tête, alors qu’il n’y a pas de bouton machine arrière dans l’réel mec. J’disais qu’il se passe quelque chose de spécial, je disais aux premiers moments. Spécial, au point qu’il pense à m’éjecter de son répertoire pour ne pas se tenter de nouveau. Spécial au point qu’il me sorte de son quotidien tant bien que mal alors qu’on se croise tous les matins à la machine à café ; on sait tous que ça n’est jamais la solution, puisque le « problème » est bien plus. J’te l’ai dit, j’marche à l’intuition. Et en deux secondes, j’t’avais dit on a quelque chose de spécial.

Cette propension à vouloir tout simplifier qui me rendrait compliquée – dit comme ça, ça sonne quand même un peu absurde. J’voudrais qu’on ait les mêmes évidences. Ca serait tellement simple – pour le coup. 

J’ai pensé c’est mignon, ce « concours de circonstances ». J’crois pas que ça en soit, j’pense pas non. J’voudrais juste dire « je suis là ». J’repense à toi et je me demande si tu m’baratinais, quand tu me disais cette impression qu’on s’était déjà connu, il y a très longtemps. J’me demande si tu étais sincère, tu vois, j’en arrive à douter de toi, juste parce que tu me demandes si je ne suis pas en train de tomber amoureuse de toi. Après tout ce qu’on s’est dit, c’est comme si rien n’avait de sens ; comme si tous ces dialogues n’avaient eux-mêmes aucun sens, dans une vue globale, sinon de m’attirer jusqu’à toi pour me parler de tes fantasmes. Bien sûr y’a des nuits où j’aimerais bien m’envelopper de ta présence ; bien sûr. Y’a des jours où je sens ton odeur, là, partout en moi, sur moi, et j’avais la certitude que c’était parce que toi et moi, on avait quelque chose de commun, un truc qui nous relie, ce « quelque chose » qui fait qu’on n’a même plus besoin de se livrer, puisque tout est dit – tu vois, ce truc-là, bien plus que de vagues nuits sans sommeil… Voilà ce que j’ai ressenti quand je t’ai rencontré. 

Comme on peut se sentir trahi juste par quelques mots insipides ; j’pensais que toi et moi, on avait dépassé « l’amoureux ». ‘faut croire que ton égo parlait, ce soir là, faut croire que… J’pensais qu’on avait bien plus, c’est tout ; mais j’peux pas arrêter la naiveté.

Tu sais j’apprends à marcher sans qu’on ne me tienne plus la main. Sans me vanter, j’men sors plutôt bien, tu vois. Certains voient dans ma démarche un pur égoisme, et ça n’est pas simple, d’expliquer, de devoir sans arrêt clarifier, dire, justifier. J’dois chaque jour expliquer que même si j’suis célibataire, j’veux pas d’un mec dans ma vie. Ca parait si inconcevable ? Tu vois, ça, ça c’est fatigant. Et c’est pour ça, que je t’en veux : parce que je pensais qu’avec toi, je n’aurais pas à expliquer à nouveau.

Il me dit t’es bien plus fragile que t’en as l’air et puis, j’pense que c’est juste la deuxième impression. J’ai traversé pas mal de batailles, pas mal de zones de turbulences, et je m’en sors sans trop de dommages, on dirait. J’crois que je ne suis pas si fragile, en fait ; juste un peu abimée par endroits, là où les plaies ne sont pas encore bien refermées. J’laisse juste toutes les émotions m’envahir et m’emporter comme la marée, parce que j’ai décidé de ne plus aller contre, mais de me laisser aller avec.

 

Sauf, sauf la colère. Mais la colère m’a désertée.


Ecrit par Perfect-plank, a 00:18 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 3 commentaires)
Dimanche (20/11/11)
Ici. Maintenant.

C’est qu’une question d’ici et de maintenant. D’instants. J’crois pas aux concours de circonstances. Quoi que tu en dises, quoi que vous puissiez en dire.

 

Dans ce temps où j’apprivoise mes derniers à peu près pour les faire devenir,  l’absent vient de découvrir que les plus ou moins dévorent tous les "complètement". J’lui rétorque que les plus ou moins ne sont que les siens ; qu’il a grillé tous ses "complètement" à l’aune de sa pseudo liberté qui n’a jamais été plus qu’une absence de choix.

 

Il y a eu ce temps de latence, d’absence, comme quand on déserte, qu’on s’absente. Je voudrais semer du bonheur plutôt que des doutes, quand j’offre mon espace de lâcher prise ça devrait être loin d’une prise de tête bien sentie. C’est pourtant tellement simple.

 

Il y a l’ici et le maintenant. Et tous les autres ici et maintenant simultanés, que je vis aussi. Le présent, le futur, le passé ; ces instants superposés de choix qui sont ce que je suis ici et maintenant - dans tous ces « ici et maintenant ».

 

J’aime. Et Je le ressens, profondément ; tout cet amour qui est immense, et je sens que je ne fais encore que l’effleurer du bout des doigts. Dans un sourire, dans une étreinte, dans un conseil ; il n’y a que ça, et je m’y plonge toute entière.


 

Ecrit par Perfect-plank, a 21:14 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 5 commentaires)
Samedi (12/11/11)
Un souffle.

Malgré tout l’amour, c’est comme si d’un coup un mur invisible venait de s’installer entre nous et de me jeter dehors à coup de pieds au cul ; en plus sournois. Et j’sais plus jouer à ce genre de jeu.

Let it go.

 

 

 

Il a eu ces instants de flottement, j’me suis dit il est en train de se passer quelque chose, ici et maintenant : il est en train de se produire quelque chose, sans un mot, sans un geste, juste une attitude, un rien, un souffle. Oui. Evidemment.

 

 

 
Ecrit par Perfect-plank, a 21:56 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 6 commentaires)
Mercredi (09/11/11)
en couleurs.

J’me suis sentie chez moi. Ca y est, bientôt un an que je vis dans cette ville, et c’est pile à ce moment, en marchant sous la pluie au milieu de la nuit, c’est exactement à ce moment là que je me suis sentie chez moi.

 

Je ne sais pas comment naissent ces rapports aux lieux que j’habite. Je sais simplement qu’à un moment donné, la raison de mon arrivée devient tout à fait limpide. Que je n’aurais rien à faire ailleurs, que je suis bien, et bien ici.

 

Je pense à toi, tu sais. J’voudrais vraiment pas qu’on s’ramasse, vraiment pas. Les équilibres ont toujours ce quelque chose de tellement fragile ; j’connais trop bien ce qu’on dit sans trop y penser, et puis quand on se retrouve face à face avec la réalité… J’voudrais vraiment pas qu’on se ramasse.

 

Tu sais, je crois que je suis profondément libre. C’est peut être ça, le cadeau qu’il m’a fait : cette liberté. Je disais que les femmes de ma famille ont cette sorte de malédiction autour de leur premier amour, mais ça n’est peut être pas pour le pire. Même si je ne suis pas tellement sûre que ça l’ait rendue plus libre, elle. Au contraire. Mais pour moi, il semble que tout soit bien différent. Et quand je me sens fléchir, quand je me sens rejeter les agressions perpétuelles de la réalité plutôt que de les laisser venir à moi, quand je sens que tout m’échappe, je pense à lui.

Autant d’amour... il est là, mon sourire quotidien, dans tout cet amour là, qui se diffracte en moi et rejaillit sur tout ce qui m’entoure. 

 

Alors j’disais, je ne voudrais pas qu’on se ramasse, qu’on se blesse, qu’on se heurte par méprise. Tout ce que je vis, tout ce qu’on vit, ce partage-là, c’est précieux. J’aurais jamais cru rencontrer quelqu’un comme toi, et j’aurais jamais cru me rencontrer maintenant.

C’est ce que j’écrivais : tout est là depuis toujours, il suffit de se laisser traverser. Et tout, tout est tellement plus paisible ; plus paisible, et plus intense. Plus doux et plus fort, plus simple et plus heureux. Voilà ; mon quotidien, c’est beaucoup plus de paix. Beaucoup plus de sourires, si c’est encore possible ; c’est comme si d’un coup, j’avais découvert la couleur après tout une vie en noir et blanc.

 

 

 
Ecrit par Perfect-plank, a 01:03 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Vendredi (04/11/11)

Parfois j’ai la sensation que le monde autour de moi est tellement plein de ’beau’ que ça m’en noue l’estomac. Comme ces paysages à couper le souffle quand on vient de faire plusieurs journées de marche.

Il y a ton retour dans un peu moins d’un mois maintenant ; après trois nuits, trois petits matins, et neuf mois d’absence, on va se croiser à nouveau. J’ai oublié ton odeur, bien que j’aie une bonne mémoire olfactive, j’ai oublié ton odeur. Je me demande un peu où tu vas habiter, à ton retour, et j’espère pour toi que t’auras prévu deux trois pulls, parce qu’ici c’est l’hiver, maintenant. Même si ces jours ci c’est un peu l’été indien, encore.

P’t’être bien qu’on se refera les noces funèbres, juste pour l’instant délicieux d’oublier la fin entre deux baisers.

Il s’est passé pas mal de trucs, pendant tout ce temps ; évidemment pour toi aussi, la vie d’expat’ et tout ce qui va de pair. Mais ici, y’a eu au moins autant de changement, même si j’ai toujours le même bonheur de penser que je vais bientôt te serrer à nouveau contre moi.

T’as vu, pourtant, j’ai arrêté de compter les jours. J’ai même arrêté de t’écrire, et arrêté de jouer. Je ne sais même pas comment décrire ça. J’ai cette sensation de pouvoir maintenant saisir en un instant si une personne entrera vraiment dans ma vie ; et tu fais partie de ces personnes, indéniablement.

Je ne sais pas ce qui se produira, à ton retour. Je ne veux toujours pas plus d’un amoureux ; mais j’pourrais pas m’empêcher de te sauter dans les bras. ‘faut arrêter de ne pas dire aux gens qui comptent qu’ils comptent, et j’crois bien que tu as été ma première victime à cette maxime.

Tu vois je relisais nos conversations, comme ça, un peu au hasard, et j’ai rigolé toute seule. Non, vraiment, t’es quelqu’un qui compte. 

Il y a les nuits qui continuent d’être sans sommeil, pour des raisons variées. Des choses qui continuent, le doudou qui textote pour un trois fois rien et qui propose timidement un déjeuner après notre séquence de sport hebdomadaire. J’continue de dire le doudou parce qu’il est du genre à lancer des ptits mots-pensées les matins où tout le monde fait le pont, ou à passer dans mon bureau pour que je n’oublie pas de déjeuner. Forcément, un ‘gentil’ pareil, ça ne peut être qu’un doudou.  

Et puis il y a ces temps d’échanges un peu étranges, suite à des lapsus téléphoniques, qui nous tiennent toujours toute une soirée. Comme j’écrivais aux premiers instants, définitivement, il y a quelque chose de spécial.  

Au-delà, on continue d’avoir des rythmes impossibles. J’ai souvent cette sensation de m’échapper hors du temps ; sans déserter, juste lâcher prise. Comme s’extirper et regarder ce qui advient, d’un peu plus loin, en laissant simplement les choses suivre leur cours. Je ne suis pas sûre que les choses aient changé. Mais moi, oui, j’ai changé. C’est comme un mouvement plus universel et ‘perceptible’. Quelque chose qui se trouve bien là, sous nos yeux, depuis toujours, et qu’on s’échine à ne pas voir, ne pas sentir, ne pas vouloir ; et que d’un coup, on emmène avec soi.

J’dirais que ça m’avait manqué, que tout ça, ça m’avait manqué. J’me sens comme le précieux voleur de feu que je lisais bien trop tôt, excepté que je n’ai rien volé – et qu’il ne volait rien, lui non plus.

J'écris décousu, mais... C’est plein d’amour, tout. Tout, autour de moi, en moi, vers moi. Il n’y a rien d’autre. 


Ecrit par Perfect-plank, a 02:06 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Dimanche (23/10/11)
Bien plus qu'au creux du ventre.

J’écrivais à propos d’être amoureuse et puis à propos d’amour.

J’me souviens avoir eu cette urgence, jusqu’à griffonner mes mots sur n’importe quoi ; c’était important, sur le moment, c’était tout : cette certitude-là, elle m’habitait toute entière.

Il y a des coups de freins et des coups d’accélérateurs. La grande vitesse et puis, le retour à la normale. Il y a tout ce que je sens, tout ce que je ressens. Et ça, c’est toujours aussi fort.

En fait il y a eu la fatigue en boomerang de toutes ces nuits sans sommeil, de tout cet univers qui s’ouvre devant moi et de la hâte que j’ai d’en explorer chaque portion. La fatigue en boomerang de l’énergie que j’essaie de lui transmettre quand je vois qu’elle est au plus mal, et comme j’échoue j’essaie encore, j’finis par raconter des blagues de schtroumpfs et peu importe, puisque j’lui ai arraché un sourire.

J’lui ai dit que je ne veux pas d’un amoureux dans ma vie, et j’ai jamais pensé ça aussi fort. J’veux pas d’un amoureux dans ma vie. Mais eux, eux tous, je suis heureuse qu’ils en soient ; qu’ils existent dans mon quotidien, qu’ils soient là, de les avoir rencontré, et de les avoir rencontré maintenant. Ouais, c’était pile le bon moment, mon bon moment. Même si je sais qu’il n’y a pas de hasard, et que je sais exactement comment et pourquoi j’suis arrivée là.

J’me sens comme une éponge. J’ai la sensation d’aspirer tout, toujours pleinement, toujours totalement. J’me ramasse le bon comme le mauvais avec la même force ; même si il n’y a ni bon ni mauvais, mais seulement ce qu’on en fait. J’écrivais il y a plusieurs mois qu’il n’y avait que la violence, dans mon quotidien ; la violence, la douleur, la peine. En réalité j’ai abrité la vie et la vraie douleur, c’est de la sentir s’éloigner de moi. Peu importe les circonstances qui l’ont vu naitre, peu importe l’histoire après tout, ce qui a compté, c’est cet instant là.

Je ne sais plus pourquoi j’écris ça. Il n’y a plus que cette simplicité d’être là, et de le ressentir pleinement. J’ai toujours pensé que les femmes qui ont des formes devaient se sentir plus pleinement, et puis je comprends maintenant que ça n’a rien à voir avec le corps. Que la légèreté, ou la pesanteur, ne sont que le reflet de l’émotion, du sentiment ressenti par chaque cellule du corps – qu’on est pleinement là ou qu’on est ailleurs, simplement.

Je fais des rêves. Je fais énormément de rêves. J’ai rêvé que mes parents m’annonçaient que j’avais été adoptée. J’ai rêvé de cette petite fille – à nouveau, et encore cette fois elle était là, elle était tout. Mais j’ai tronqué un des textes publiés ici, où la présence de cette enfant prenait toute sa place. J’ai rêvé de lui aussi - de lui, celui qui. Et il s’éloignait de moi, il me tournait le dos : et je n’étais plus en colère, et même, je lui pardonnais, et enfin j’arrêtais de lutter pour le sortir de mon histoire. Peut être que c’est à cause de ça, que je repense à cette vie que je portais ; et je comprends qu’au-delà du fait de la possibilité d’être enceinte, je porte la vie dans chaque inspiration, expiration, dans chaque battement de cœur, et plus loin que ça, dans chacune de mes pensées, dans chacun de mes actes. Je porte la vie dans chaque sourire, peut être bien plus qu’au creux de mon ventre.

 
Ecrit par Perfect-plank, a 19:59 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 5 commentaires)
Dimanche (16/10/11)
Eté indien. 2.

16 octobre/été indien, encore.

C’est difficile. Vouloir dire je t’aime, un je t’aime universel, qui dépasse tous les autres, et dans le même temps dire je ne veux pas plus, je ne veux pas d’une « relation » avec toi ; en fait, je ne veux pas qu’on se gâche. Je t’aime, vraiment, mais on irait droit dans le mur. J’me connais assez pour savoir ça. En réalité je sais pas si c’est tant toi que je cherche à protéger ou mon Soi – moi qui deviens qui je suis. J’veux pas devenir ce que tu voudrais que je sois, et j’sais que je ne pourrais pas m’en empêcher.

Pour la première fois dans ma vie personnelle je ne choisis pas ce qui est le plus facile pour moi, mais juste le choix qui me semble être celui qui me permettra de mieux me réaliser ; y’a surement plein de paradoxes dans ce que je dis, dans ce que j’écris, peut être que tout ça n’est pas logique, mais ça l’est, ça l’est pour moi.
  


En prenant le métro hier, j’ai repensé à une phrase que tu m’avais dite, tu sais tu m’avais dit « je prends plaisir avec la réalité devant moi » ; ce ne sont peut être pas tes mots exacts, mais ce sont ceux que j’ai retenus.


J’pensais au désir. Comment il nait, comment il meurt. De quelle façon il nous guide, ou nous perd, parfois. J’pensais au désir et je me disais. C’est ancré, là, au fond ; j’parle pas des désirs à la con, de tous ces désirs d’avoir, je parle du Désir.

Je me demandais si on pouvait vivre, comme ça, plein de désir pour quelqu’un. Si ce désir n’est que sexuel ou si c’est bien plus, comme une énergie créatrice très puissante. J’me demandais tout ça. D’où il vient, ce désir, quand on sent qu’il est bien plus que tout ce qu’on connaît déjà.


J’écrivais que je n’aurais rien voulu manger d’autre que ce que tu aurais déjà au moins effleuré du bout des lèvres ; l’image est forte, mais c’est la plus juste que j’aie trouvé. J’parlais de reconnaissance et c’est vraiment ça, une re-connaissance, qui échappe à tout critère rationnel ou objectif. Je trouve ça simple ; simple comme un Désir accueilli. 

 

Tu sais, j’ai l’impression d’être plus que moi-même. Plus, plus fort. J’aime jusqu’à cette relative solitude, parce qu’elle me permet de me concentrer sur toutes ces sensations nouvelles : cette impression de vibrer plus fort, chaque jour plus intense, cette sensation de rayonner – dans le sens offrir et recevoir. Et c’est bon, et c’est tellement simple. Encore une fois, je suis exactement là où je veux être. 


Ecrit par Perfect-plank, a 15:16 dans la rubrique Actualités.
Lire l'article ! (suite de l'article + 4 commentaires)
Articles suivants


Version  XML